Quand on n’a pas ce que l’on aime il faut aimer ce que l’on a

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Quand on n’a pas ce que l’on aime il faut aimer ce que l’on a.

Proverbe qui existe dans presque toutes les langues, tant la vérité qu’il exprime est généralement reconnue, quoiqu’elle soit très-rarement mise en pratique. Il n’y a pas de maladie plus cruelle, disaient les Celtes, que de n’être pas content de son sort. Rien n’est plus cruel, en effet, que de vivre en révolte contre sa condition et d’aigrir les maux réels qui s’y trouvent par le désir des biens imaginaires qui ne peuvent s’y trouver. « Quelle plus grande peine, s’écrie saint Bernard, que de vouloir toujours ce qui ne sera jamais, et de ne vouloir jamais ce qui sera toujours ! »

— Pour nous rendre un peu contents et tranquilles en ce monde, nous devons nous résigner à notre sort et détourner autant que possible notre attention des mauvais côtés qu’il nous offre, afin de la porter sur les bons. C’était un véritable sage que ce paysan suisse qui répondit à celui qui lui vantait les richesses du roi de France : « Je parie qu’il n’a pas d’aussi belles vaches que les miennes. » « Au lieu de me plaindre, dit le moraliste Joubert, « de ce que la rose a des épines, je me félicite de ce que l’épine est surmontée de roses et de ce que  le buisson porte des fleurs. »

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