Mieux vaut aimer bergères que princesses

Mieux vaut aimer bergères que princesses.

On a voulu chercher une origine historique à ce proverbe, qui est né peut-être de la simple réflexion, et l’on a trouvé cette origine dans l’affreux supplice que subirent deux gentilshommes normands, Philippe d’Aulnai et Gauthier d’Aulnai, son frère, convaincus d’avoir eu, pendant trois ans, un commerce adultère avec les princesses Marguerite et Blanche, épouses de Louis et de Charles, fils de Philippe le Bel. Les chroniques en vers de Godefroy de Paris (Manuscrits de la Bibliothèque impériale, n° 6,812) nous apprennent que les deux coupables furent écorchés vifs, traînés, après cela, dans la prairie de Maubuisson tout fraîchement fauchée, puis décapités et pendus par les aisselles à un gibet. Quant aux deux princesses, elles furent honteusement tondues et incarcérées. Marguerite fut étranglée dans la suite au château Gaillard, par ordre de son époux, Louis le Hutin, qui voulut se remarier en montant sur le trône. Blanche languit dans une longue captivité.

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