Marie ton fils quand tu voudras et ta fille quand tu pourras

Marie ton fils quand tu voudras et ta fille quand tu pourras.

On peut différer sans inconvénient le mariage d’un fils, qui ordinairement n’est point à charge à la famille ; mais il n’en saurait être de même de celui d’une fille, car elle donne bien de l’embarras et exige une surveillance continuelle. Il importe beaucoup de lui chercher un époux, et, si l’on en trouve un qui soit convenable, il faut la lui donner sans retard. Marie ta fille et tu auras fait une grande affaire, dit un autre proverbe traduit de ces paroles de l’Ecclésiastique : Trade filiam et grande opits feceris (vu, 27.)

Cette grande affaire n’était pas aussi importante dans l’antiquité qu’elle l’est dans notre temps, où le mariage est devenu extrêmement difficile. Alors, pour parler comme Dante, « la fille en naissant ne faisait «pas encore peur à son père, car l’heure de la marier et la dot n’avaient pas toutes deux dépassé toute mesure. »

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