Le bon mari fait la bonne femme, et la bonne femme fait le bon mari

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Le bon mari fait la bonne femme, et la bonne femme fait le bon mari.

Quand le mariage est l’association de deux personnes raisonnables qui s’aiment par inclination autant que par devoir, elles ont naturellement l’une pour l’autre des égards, des attentions et des prévenances dont l’effet est d’entretenir et d’accroître chez elles la confiance et l’affection. Cet échange de soins quotidiens, cette fusion de pensées et de sentiments améliore leur caractère individuel en le dégageant des volontés égoïstes, et leur communique un nouveau caractère commun à toutes deux, qui leur fait goûter les plus doux charmes de la sympathie. Si le sort leur est contraire, elles n’éprouvent que la moitié des peines; s’il leur est favorable, elles ont le double des plaisirs.

Voilà les vrais modèles des époux, toujours tranquilles et satisfaits, parce que chacun d’eux fait consister sa tranquillité et sa satisfaction dans celles de son associé. Si les autres les imitaient, s’ils travaillaient à se rendre mutuellement contents, on n’entendrait plus tant de plaintes contre le mariage. Cet état est bon en soi, le malheur vient de ceux qui le gâtent, et ils doivent s’en prendre à eux-mêmes s’ils y trouvent une infinité de maux.

« Observez cette barque conduite par deux matelots : s’ils rament ensemble, ils voguent doucement sur les flots agités, mais s’ils ne sont pas d’accord, chaque vague produit une secousse, et tel coup d’aviron donné à contre-sens pourrait faire chavirer leur frêle esquif.

« Le bateau est le mariage, les rameurs sont les deux époux ; ils naviguent sur le fleuve de la vie, et ce n’est qu’en unissant leurs efforts qu’ils adoucissent les contrariétés du voyage. »

(Le duc de Lévis.)

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