L’amour des femmes tue le courage des plus braves

L’amour des femmes tue le courage des plus braves.

C’est un fait en preuve duquel on peut citer la fable et l’histoire. Voyez Hercule abandonnant sa massue et filant une quenouille aux pieds de la reine Umphale ; voyez Antoine asservi lâchement aux charmes de Cléôpatre; et jugez, par ces exemples qu’il serait facile de multiplier, combien l’amour des femmes est dangereux et funeste. Il étouffe toute énergie chez l’insensé qui s’y abandonne ; il le rend incapable de tout noble élan, il le tient plongé dans une mollesse abrutissante; en un mot, il lui fait oublier tous ses intérêts et tous ses devoirs.

Voilà pourquoi on dit encore l’amour des femmes tue la sagesse : ce qui a son explication suffisante dans les réflexions que je viens de présenter. Ce proverbe et le précédent ne différent l’un de l’autre que par l’application particulière que chacun d’eux fait de cette vérité générale : que la passion pour les femmes a des effets pernicieux sur le moral dont l’homme, et qu’elle fait souvent de lui, par l’usage immodéré des coupables plaisirs qu’elle lui présente, un animal dégradé.

Êtes-vous pauvre, détournez-vous de ces plaisirs : ils coûtent plus cher que les vrais besoins. Aspirez vous à la gloire, détournez-vous-en de même : ils vous la feraient prendre en pitié. Voulez-vous rester bon, fuyez-les jusqu’au bout du monde : ils ne vous laisseraient pas de cœur.

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