D’oiseaux, de chiens, d’armes, d’amours, Pour un plaisir mille douleurs.

D’oiseaux, de chiens, d’armes, d’amours, Pour un plaisir mille douleurs.

Ce vieux proverbe, qu’on trouve dans le grand Testament de Villon, atteste combien les anciens seigneurs français devaient prendre à cœur tout ce qui concernait la fauconnerie, la vénerie, les tournois de la galanterie, quatre objets importants de leurs occupations et de leurs goûts. — On sait qu’ils professaient un culte chevaleresque pour les dames et qu’ils regardaient l’oiseau, le chien et l’épée comme des symboles qui caractérisaient les prérogatives de leur rang. Quand ils voyageaient, ils avaient toujours leur chien favori auprès d’eux, l’épervier surle poing et l’épêe au côté. S’ils étaient faits prisonniers dans quelque combat, la loi ne leur permettait pas d’offrir pour rançon ces attributs de leur noblesse, mais elle leur laissai! la faculté de livrer des centaines de paysans de leurs terres.

Le fait suivant, rapporté par Abbon de Saint-Germain dans son poème latin sur le siège de Paris, est encore une preuve frappante de l’importance qu’ils attachaient particulièrement à leurs oiseaux. Douze gentilshommes près de périr dans la tour du PetitPont, à laquelle les Normands qui l’assiégeaient avaient mis le feu, donnèrent la volée à leurs autours pour les empêcher de tomber entre les mains de ces barbares, qu’ils jugeaient indignes d’une si précieuse conquête.

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