Les femmes sont comme les paons dont les plumes deviennent plus belles en vieillissant


Les femmes sont comme les paons dont les plumes deviennent plus belles en vieillissant.

Le plumage des paons acquiert plus de lustre avec les années et la toilette des femmes devient plus brillante à mesure que leur jeunesse diminue, car elles cherchent à suppléer, par les prestiges de l’art, aux charmes naturels que chaque jour qui s’envole leur enlève. Comme elles ne voient pas dans l’avenir de malheur plus grand que de cesser de plaire, elles n’ont pas de désir plus vif ni d’intérêt plus pressant que de paraître toujours jeunes et belles ; et, dans le nombre infini de celles qui peuvent conserver l’espoir d’en imposer sur leur âge, vous n’en trouverez aucune qui dise de bonne foi, comme la belle-mère de Ruth : « Ne m’appelez plus Noémi ; nom qui signifie belle. Ne vocetis me Noemi, id est pulchram. » (Ruth, i,20).

Notre comparaison proverbiale s’applique particulièrement à ces vieilles coquettes récrépies qui aiment à se pavaner sous les magnifiques livrées de la mode et prétendent éclipser les jeunes et jolies femmes par le luxe de leur parure hors de saison.

Les femmes sont des paons dans les promenades, des pies grièches dans leur domestique et des colombes dans le tête-à-tête.

On attribue à Fontanelle cette formule proverbiale qu’il n’est pas nécessaire d’expliquer; mais, en admettant qu’elle soit due à son esprit, ce qui est douteux, il faut reconnaître que les parties dont elle se compose existaient séparément avant lui dans une foule de locutions analogues. Les femmes ont été assimilées à toute sorte d’oiseaux sous le rapport des mœurs et du caractère, et elles ont avec eux des ressemblances assez frappantes pour faire penser qu’elles pourraient être étudiées dans les volières aussi bien que dans les salons. Cette étude morale formerait une nouvelle branche d’ornithologie comparée qui ne serait pas moins intéressante que curieuse.

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